Vous êtes ici

Accueil » Nos clients

Actualités

La vitalité des librairies indépendantes en région

Radio-Canada, L'heure du monde

Mardi, 20 août 2019

 

Les statistiques de l'Observatoire de la culture et des communications du Québec pour les années 2017 et 2018 montrent que les ventes de livres des librairies indépendantes ont augmenté de 8 %, alors celles des grandes chaînes comme Renaud-Bray ont reculé de 6 %. Au Québec seulement, on compte 190 librairies indépendantes, dont la majorité se trouve en dehors des grands centres. Qu'est-ce qui explique la vitalité de ce type d'entreprise en région? Claude Brunet s'est penché sur la question. Plusieurs libraires se sont battus pour qu'on reconnaisse l'importance des librairies en région. Cette lutte a abouti à l’adoption de la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre en 1981, qui oblige les établissements publics, comme les bibliothèques municipales et scolaires, ainsi que les cégeps, à acheter tous leurs livres dans une librairie agréée de leur région. Cela a été une petite révolution dans le monde des librairies indépendantes, mais aujourd’hui, c’est la vente directe aux clients qui vitalise le marché, selon Laval Martel, propriétaire de la librairie Les bouquinistes, à Saguenay.

 

Publié le Jeudi, Septembre 5, 2019

C'est encore Noël le 12 août pour les libraires

Le Devoir

Jeudi, le 5 septembre 2019

C'est encore Noël le 12 août pour les libraires

 

L’effet de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois ! » continue de se faire sentir, cinq ans après l’initiative originelle, alors spontanée. Le bilan Gaspard a dévoilé mercredi qu’en 2019, les ventes de fiction québécoise ont été multipliées par sept lors de ce Noël du campeur des libraires.

C’est la littérature qui remporte la palme du hoquet le plus haut, avec un saut de 905 % des ventes ce jour-là, suivie par la bédé (+531 %) et la littérature jeunesse (+409 %). Les éditeurs étrangers profitent aussi de la vague, de manière beaucoup plus discrète, constate-t-on en étudiant les chiffres.

« Le 12 août 2019 fait non seulement bondir les ventes en quantité, aussi fait-il augmenter la variété des titres de fiction achetés, mentionne Gaspard. Le nombre de titres vendus double pratiquement par rapport à la moyenne des quatre lundis précédents. On achète plus de livres en plus grande variété. »

Et les lecteurs en profitent pour sortir du joug de la nouveauté : s’il s’est vendu 797 nouveautés différentes ce jour-là (+118 %), 2294 livres différents parus depuis plus d’un an ont également trouvé preneurs (+165 %). Le 12 août se vit avec plus d’intensité à Québec (+1286 %) ; Montréal suit de près (+679 %), et l’effet multiplicateur se sent aussi en région, où les ventes de livres québécois augmentent de 395 %.

« Force est de constater que les habitudes d’achat ont changé dans le paysage de la librairie indépendante au Québec depuis ce fameux 12 août 2014, conclut Gaspard. À titre d’illustration, avant 2014, pour chaque tranche de 100 $ dépensés en livres québécois (toutes catégories) le 12 août, on avait l’habitude de consacrer 9 $ pour la littérature québécoise et plus de 40 $ en livres scolaires, alors qu’après 2014, la dépense moyenne pour la littérature québécoise s’est élevée à 37 $ pour les six éditions du 12 août. »

 

Publié le Jeudi, Septembre 5, 2019

Livres Québec remplace la Table de concertation du livre

Le Devoir, 13 avril 2019

Livres Québec remplace la Table de concertation du livre

Les associations professionnelles du milieu du livre québécois ont décidé de leur propre chef de poursuivre le travail de discussion entamé depuis 2002 autour de la Table de concertation interprofessionnelle du livre. Cette dernière, animée d’abord par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), a préféré prendre un tournant apolitique et adopter une organisation plus légère, plus arrimée aux besoins réels du milieu, en créant Livres Québec. Cet organisme entend pour l’instant revendiquer la comptabilisation, à titre informatif, des ventes à la caisse de toutes les librairies agréées, sans exception ; le maintien des dates du Salon du livre de Montréal malgré son déménagement ; et l’instauration d’un Conseil consultatif de la lecture et du livre.

 

Voir aussi: https://www.uneq.qc.ca/2019/04/12/livres-quebec-revendications-communes/

Publié le Lundi, Août 19, 2019

Félicitations à la librairie "Port de tête" pour son soutien au festival "Jamais LU"

Nous tenons à féliciter la librairie Port de tête  pour son soutien général à la culture et particulièrement pour son implication en tant que "partenaire privée" durant la prochaine édition du "festival du Jamais LU" qui se tiendra du 2 au 11 mai 2019.

Publié le Mardi, Avril 23, 2019

La santé de la librairie et du livre d’ici s’améliore

Le Devoir, 16 avril 2019

 

Une augmentation de 5,3 % des ventes de livres en français ? C’est ce qu’annonce le bilan Gaspard du marché du livre au Québec 2018.

« Après trois ans consécutifs de hausse, on peut vraiment parler d’une tendance », souligne Christian Reeves, directeur ventes et développement à la Société de gestion de la banque de titres de langue française (BTLF), qui gère les palmarès Gaspard détaillant chaque année les performances des librairies indépendantes. « Cette année, c’est la troisième à 5 % d’augmentation. C’est assez exceptionnel. »

Le signe d’une solidification du milieu du livre québécois ? Oui, répondent séparément différents joueurs du milieu. « Ça fait 15 % d’augmentation dans les ventes en librairie pour les trois dernières années ! », se réjouit M. Reeves. Des chiffres que n’atteignent ni la France (+ 0,6 %) ni les États-Unis (+1,7 %), selon la directrice générale de l’Association de libraires du Québec (ALQ), Katherine Fafard, données du Syndicat de la Librairie française et de l’American Booksellers Association à l’appui. Bref, la librairie et le livre d’ici vont mieux.

Beaucoup mieux. Ils sont poussés par les achats faits par les bibliothèques — dites « ventes aux collectivités ». Depuis 2014, celles-ci affichent une croissance annuelle moyenne de + 5,5 %, peut-on lire dans le Bilan. La catégorie jeunesse est la grande gagnante, effet de levier, de cette tangente. Elle regagne cette année la première place des ventes par catégorie, avec 24,4 % des ventes annuelles, contre 21,3 % pour la littérature. Le livre pratique conserve sa troisième place : 11,7 % du poids total des ventes.

Le tournant d’un 12 août
Qu’est-ce qui explique ce regain d’intérêt pour l’achat de livres, et pour l’édition québécoise — car celle-ci obtient de meilleures performances, depuis trois ans, que l’édition étrangère ? À la BTLF, Christian Reeves y voit des conséquences directes de l’initiative spontanée Le 12 août, j’achète un livre québécois, ainsi que du Plan d’action sur le livre lancé en 2015 par la ministre Hélène David.

« L’année 2014 a été la dernière à exposer un résultat de ventes négatif. À partir du premier 12 août, en 2014, il semble y avoir eu une redécouverte des librairies indépendantes », explique-t-il.

L’ALQ remarque de son côté qu’en 2013, « l’industrie du livre a fait beaucoup de démarches pour que le gouvernement soutienne le livre, la lecture et les librairies. Ce fut le cas avec la demande consensuelle pour le prix réglementé, que nous n’avons pas obtenu ».

Le Plan d’action a suivi, « qui a bonifié les budgets d’acquisition par les collectivités, augmenté les aides financières aux librairies agréées et mis en avant, dans une publicité, l’acte de lire, poursuit Katherine Fafard. Tout ça est bénéfique. Ajoutons le retour à l’achat local, éthique et responsable, qui favorise les librairies de quartier. »

Le réinvestissement du gouvernement de quelque 7 millions en 2018-2019 pour l’achat de livres jeunesse en classe a aussi aidé, ajoute la directrice.

Fait étonnant en 2018 : le livre scolaire fait un bond spectaculaire de 27,6 %. « Le début de ce mouvement semble dater de l’année 2016, où la catégorie avait […] fait un bond de +11,3 % sur 2015 », lit-on dans le Bilan. « La tendance s’était répétée l’an dernier, quoique de manière moins importante : +5,8 %. »

Selon la Loi, rappelle Christian Reeves, le livre scolaire peut être acheté directement chez les éditeurs. Cette hausse des ventes semble indiquer que les écoles, ou certaines d’entre elles, choisissent d’effectuer désormais leurs achats en librairie par sensibilité pour la santé de ce maillon de la chaîne du livre.

Autres données remarquables : la poésie fait cette année un beau petit saut de 50 %, passant de ventes de 346 159 $ à 517 753 $.

En outre, la parité est pratiquement atteinte aux palmarès. Depuis 2014, grosso modo, autant d’auteures que d’auteurs se partagent les rangs, indique M. Reeves.

Le Québec outre frontière
L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) attribue de son côté ce bon vent au Plan d’action sur le livre « hormis les culs-de-sac de révision de la loi 51 », précise le directeur général Richard Prieur.

« Il n’y avait pas nécessairement grand-chose pour le livre québécois dans ce Plan, mais je crois que les discours ont porté leurs fruits. La ministre Marie Montpetit annonçait en novembre 2017 un investissement de 800 000 $ pour l’achat de livres imprimés, édités au Québec. Ça ne change pas le monde, mais ça envoie un signal plus fort pour l’acquisition d’ouvrages d’ici. Enfin, la couverture médiatique pour le livre d’ici contribue [à l’élan]. »

M. Prieur mentionne que « le livre canadien en français “performe” drôlement mieux à l’exportation que le livre canadien de langue anglaise». Il y a des raisons liées à la présence de gros joueurs mondiaux qui ravissent les auteurs canadians, mais aussi un dynamisme évident du côté francophone avec les ventes de droits, les fellowships d’éditeurs et de libraires, les invitations d’honneur faites au Québec (Bruxelles, Genève, Marché de la poésie à Paris, etc.).

Selon l’ANEL, les ventes de livres canadiens à l’exportation (droits et produits finis) n’ont pas cessé d’augmenter depuis 2014, passant de près de 105 millions à 129 millions en 2018. Si on totalise les cinq dernières années, les ventes de livres canadiens en français représentent 50,5 % des exportations canadiennes en livres. »

De bonnes nouvelles ? Certes. Mais si les librairies indépendantes vont mieux, beaucoup mieux en général, le nombre de fermetures reste supérieur au nombre d’ouvertures. L’ALQ compte 57 fermetures pour 37 ouvertures de 2001 à 2018. Et depuis 2014, 23 fermetures contre 17 ouvertures.

Les librairies Renaud-Bray et Archambault ne participent pas aux palmarès Gaspard ; les chaînes d’ici ne font donc pas partie de ces données.

Publié le Mardi, Avril 16, 2019

Quialu, le site québécois de critiques de livres

Le Devoir, 10 avril 2019

Quialu.ca, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Une plateforme québécoise de critiques littéraires, dévoilée aujourd’hui autour du Salon du livre de Québec, qui servira de point de rencontre virtuel pour les lecteurs d’ici, et de lieu de chute pour leurs commentaires et impressions de lecture. Inspiré par les sites Internet comme l’américain Goodreads — désormais propriété d’Amazon — et le français Babelio, la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ) lance un équivalent québécois, y mettant en lumière tout particulièrement les commentaires des libraires, ces lecteurs professionnels.

« Après avoir étudié le fonctionnement des Goodreads et autres Babelio, on a décidé de cristalliser notre propre vision d’une communauté et d’une plateforme en plaçant nos libraires membres dans un statut distinct », la mise en forme surlignant leurs commentaires, sans les hiérarchiser, explique Jean-Benoît Dumais, directeur général de la coop des LIQ.

Faire briller les titres québécois

Pourquoi faire une plateforme « locale » quand d’autres existent déjà, et depuis plus d’une dizaine d’années, et avec des millions de visiteurs ? « Parce que, sur ces plateformes-là, les titres québécois se retrouvent souvent noyés, mal mis en évidence, illustre le DG. Là, tu vas pouvoir voir les commentaires de tes amis, de ton libraire, de tes voisins. On cherche un effet de proximité, de rapprochement, qui va jouer, nous le croyons, sur le sentiment d’appartenance » à la plateforme comme à la littérature québécoise.

L’utilisateur, pour l’instant, peut y noter des listes de lecture — garder la trace de ses lectures passées, répertorier celles à venir. Il peut apprécier simplement un livre, lui donner une notation en nombre d’étoiles (sur un maximum de cinq) ou commenter en quelques lignes — le maximum possible tourne autour de 3000 caractères. Le désir de la LIQ est qu’en se déployant, Quialu permette de tisser une proximité entre lecteurs, libraires, livres et littérature — particulièrement d’ici, même si la plateforme accepte les commentaires sur tous les livres francophones mis sur le marché au Québec. « On va intégrer bientôt des livres anglophones », annonce déjà M. Dumais. Car sur le site transactionnel leslibraires.ca — site jumeau et lié à Quialu —, certaines librairies membres ont une part d’inventaire dans la langue de Shakespeare. « L’anglais ne sera jamais majoritaire, mais on va faire apparaître ces inventaires. On veut aussi travailler une meilleure découvrabilité des auteurs du Canada anglais, qui restent ici très mal connus. »

Constante mouvance

Le projet sera évolutif, prévient déjà la LIQ, et sa version originelle, accessible à tous dès aujourd’hui, risque de muer rapidement. Au moment d’écrire ces lignes, quelque 250 commentaires seulement se retrouvaient sur le fil d’actualité du site ; des commentaires lancés par une petite poignée d’utilisateurs-testeurs qui y naviguent confidentiellement depuis fin mars. « Le vrai sens d’un projet collectif comme celui-là, c’est d’attendre que les suggestions et les idées viennent, qui vont influencer le développement de la plateforme. Et c’est bien ainsi », estime le directeur. C’est donc l’usage qu’en fera la communauté, comprend-on, qui sculptera Quialu.

 On cherche un effet de proximité, de rapprochement, qui va jouer, nous le croyons, sur le sentiment d’appartenance

— Jean-Benoît Dumais

 

Cette toute première version se présente comme un fil d’actualité, du commentaire de lecture le plus récent au plus ancien. « Bientôt, on va faire apparaître des filtres qui vont influencer la découvrabilité, que les utilisateurs vont pouvoir activer. Mais on tenait d’abord à observer comment vit la plateforme, comment le milieu a le goût de se l’approprier, et qui va collaborer — l’Association nationale des éditeurs de livres ? les éditeurs de manière indépendante ? le public ? On peut imaginer un travail futur avec les festivals de littérature par exemple. Ça pourrait vraiment devenir un espace d’animation. Je trouve ça l’fun qu’on n’ait pas figé d’emblée le modèle », commente M. Dumais.

Chose certaine, la LIQ ne souhaitait pas faire naître « un Facebook du livre. On sent une fatigue quant à la multiplication des plateformes sur lesquelles on doit se retrouver. Présentement, il n’y a pas moyen sur Quialu de suivre certains commentateurs ni de s’écrire en privé entre utilisateurs. On veut plutôt proposer un lieu dont le livre est le coeur ».

Un des objectifs de la plateforme, avoué mais secondaire, est également de permettre la découvrabilité… des libraires. De publiciser leur côté prescripteur, de les voir comme « libraire-influenceur, dans une dynamique d’inspiration », nomme Jean-Benoît Dumais. N’est-ce pas rajouter à leur charge de travail, à eux qui déjà doivent de plus en plus devenir organisateurs d’événements, animateurs de page Facebook ? « Les commentaires, ils les ont déjà pensés, ça fait partie de leur boulot », rétorque M. Dumais. « Ils en écrivent parfois sur des fiches dans les rayons de leurs librairies. Je vois ça plutôt comme une façon de rejoindre plus de monde avec le même acte ; comme la possibilité pour eux de voir la portée que peut avoir leur influence. Fondamentalement, les libraires ont le désir de rejoindre les gens. »

Publié le Vendredi, Avril 12, 2019

Les librairies indépendantes, garantes de la diversité

Le Devoir  (2019-03-26)

Les librairies indépendantes tirent des revenus à la fois des livres de fonds et des nouveautés. Elles tiennent aussi nombre de livres qui ne se vendent qu’à quelques exemplaires, et parfois même pas du tout. C’est ce que dévoile une étude statistique réalisée par la Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF) en collaboration avec l’Association des librairies du Québec (ALQ).

Ce document sera au centre des discussions de la 11e Rencontre interprofessionnelle des acteurs du livre, qui se tient mardi à Montréal, et qui a pour thème « L’impératif de la nouveauté et les enjeux du livre de fonds ».

Selon Katherine Fafard, directrice générale de l’ALQ, « la librairie indépendante est garante de la bibliodiversité », dans le monde du livre.

En ce qui a trait au genre, c’est la littérature jeunesse qui trône au sommet des ventes de livres par des librairies indépendantes. Elle représente en effet 28,7 % des titres vendus de 2016 à 2018. Selon Katherine Fafard, cet état de fait pourrait être lié aux subventions de 4,4 millions de dollars supplémentaires, accordées récemment par le gouvernement québécois pour regarnir les bibliothèques scolaires. C’est la littérature — roman, nouvelles, poésie — qui suit, avec 23 % des ventes entre 2016 et 2018.

Ces dernières données reflètent la réalité vécue par exemple par la librairie L’Écume des jours, qui a déménagé son enseigne il y a quatre ans et demi rue Villeray, après avoir longtemps eu pignon sur rue plus au sud, rue Saint-Viateur. « Nous, on vend beaucoup de livres jeunesse, dit Roger Chénier, l’un des copropriétaires de L’Écume des jours. On s’en est fait un genre de spécialité », dit-il.

Depuis son déménagement, le libraire a observé un rajeunissement de la clientèle et une hausse des ventes de littérature québécoise. « Il y a beaucoup de jeunes qui viennent nous voir, des clients entre 18 et 40 ans », dit-il. Les livres québécois sont d’ailleurs moins chers que les livres français. « Des livres à 45 ou 50 $, cela finit par représenter un bon pourcentage des salaires », dit M. Chénier. La librairie L’Écume des jours a aussi développé un bon rayon de poésie québécoise. « Je travaille beaucoup cela, dit M. Chénier. Et j’en lis beaucoup ».

Le profil du libraire

Mme Fafard remarque d’ailleurs que les librairies indépendantes se créent des fonds selon le profil du libraire et de sa clientèle. « Une librairie se démarque par la valeur des libraires qu’elle emploie, et qui connaissent véritablement le fonds. Ce sont de vrais libraires qui vont conseiller les gens. Pas des préposés ou des caissiers. »

 Une librairie se démarque par la valeur des libraires qu’elle emploie, et qui connaissent véritablement le fonds. Ce sont de vrais libraires qui vont conseiller les gens. Pas des préposés ou des caissiers.

— Katherine Fafard

Elle constate par ailleurs un regain d’intérêt pour les librairies indépendantes ces dernières années. En effet, alors que plusieurs librairies ont fermé leurs portes entre 2007 et 2014, de nouvelles librairies ont ouvert dans les années suivantes. « Il y a un retour à l’achat local, dit Mme Fafard. C’est un phénomène mondial. »

Autre donnée intéressante, les ventes de livres numériques, qui ne représentent finalement que de 2 à 4 % du total des ventes des librairies indépendantes. Il semble donc que la révolution de lecture numérique tant annoncée n’ait pas eu lieu.

Un conférencier allemand, Gerd Robertz, viendra présenter mardi aux participants le modèle de books on demand, par lequel le livre est imprimé à la demande pour le client. Le résultat imprimé est à s’y méprendre pour des néophytes, dit Mme Fafard. Reste que ce modèle, qui est développé à plus petite échelle ici, par l’imprimeur Marquis par exemple, ne fonctionne pas pour la bande dessinée ou pour le livre d’art.

Défis de l’offre

En attendant, les libraires doivent jongler avec des défis d’offre. « Il y a environ 700 000 titres en français disponibles, auxquels 35 000 s’ajoutent annuellement », explique Mme Fafard. Est-ce à dire qu’il se publie trop de livres ? « On serait bien mal placés pour se plaindre », répond-elle.

Selon l’étude, le tiers des livres tenus en librairie ne se vendront qu’à un seul exemplaire dans l’ensemble du réseau. Les données de la chaîne Renaud-Bray ne sont pas disponibles, parce que l’entreprise n’a pas voulu les soumettre à l’outil de mesure de la BTLF. Dans l’ensemble, le réseau des librairies indépendantes semble vendre davantage de livres de fonds, c’est-à-dire parus depuis plus d’un an, que de nouveautés. Mais cette part du marché rapporte moins à cause des prix réduits du livre de poche.

 

Publié le Mardi, Mars 26, 2019

Remettre le livre au cœur des librairies

Le Devoir, vendredi le 23 novembre 2018

Remettre le livre au cœur des librairies

La SODEC a mis en place il y a quelques semaines son programme d'aide aux librairies, révisé. Une mise à jour demandée en 2015 par le Plan d'action sur le livre. Résultat ? Un resserrement notable sur la valorisation du livre, et sur celle du métier de libraire.

« Le livre est remis au cœur de tout », explique sans ambages la présidente et chef de la direction de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Louise Lantagne. « Les valeurs qui ont guidé la révision sont le livre, les activités autour du livre, et la valorisation de la profession de libraire. Ainsi que le souci d'assurer une équité à travers toutes les régions du Québec. »

La tangente est notable. En promotion, ainsi, 60 % de la subvention sera octroyée pour la médiation, et seulement 40 % en promotion traditionnelle : un encouragement clair à l'organisation d'événements plutôt qu'à l'investissement en publicité, catalogues ou autres signets.

La proportion des ventes de livres dans l'ensemble des ventes est maintenant considérée. Autrement dit, on encourage leur vente plutôt que celle de papeterie ou de chinoiseries qui permettent de diversifier les revenus. Et, nouveauté, la SODEC subventionnera une partie des salaires en librairie.

Autre ajustement : l'aide à la disparité régionale se déploie différemment.Auparavant, on facilitait le transport des livres en versant entre 500 et 1400 $ pour les librairies à plus de 100 km de Montréal. Maintenant, un « coefficient de disparité régionale » augmentera de facto la subvention de promotion ou de développement technologique. Un autre encouragement au dynamisme.

« On prend en considération le fait que pour une librairie très éloignée, faire venir un auteur, par exemple, c'est plus difficile et ça coûte plus cher », illustre la directrice générale livre à la SODEC, Catherine Boucher. « On voulait revaloriser le rôle d'agent culturel que tient un libraire dans sa région.»

La vente de livres aux particuliers, par rapport à celle aux collectivités (bibliothèques), est aussi considérée. En clair, les libraires étant protégés par la loi 51 pour les ventes aux collectivités, on vise le développement de la clientèle au détail.

« On observe trois volets chaque fois, détaille Catherine Boucher. Les efforts faits pour la vente directe au particulier, le fait qu'il y a quand même des revenus et un certain travail pour faire des ventes aux collectivités, et l'apport régional. En appliquant ces trois critères ensemble, on croit qu'on arrive à un juste équilibre, qui prend en compte la diversité des modèles d'affaires, tellement variés, de chacune des librairies. »

« On assure l'équité régionale, renchérit Mme Lantagne, mais l'équité aussi entre toutes les librairies agréées, qu'elles fassent partie d'une chaîne ou pas.Libre à chacun ensuite de s'ajuster en fonction de ces critères ou non. »

L'ALQ avait réagi à l'octroi des subventions en 2016-2017 de concert avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ) et Coopsco. « Nous avons l'impression que nos préoccupations ont été entendues, indique sa directrice générale, Katherine Fafard. La SODEC a décidé de valoriser le dynamisme des libraires. Le programme permettra de récompenser les librairies qui sont déjà très actives, et encouragera celles qui le sont moins à l'être davantage. À notre avis, ce nouveau traitement des demandes sera plus équitable pour l'ensemble des librairies admissibles au programme. » Jean-Benoît Dumais, directeur des LIQ, s'est dit aussi très satisfait. Les chaînes Renaud-Bray et Archambault n'ont pas voulu faire de commentaire.

À venir : le livre québécois

« La préoccupation va peut-être être plus à l'avenir autour du livre québécois », a avancé Catherine Boucher lorsqu'interrogée sur la question. « Il y a un objectif déjà lié à ça, mais dans les réflexions peut-être d'une seconde phase, autour de l'aide à l'édition et aux librairies… »

« On entend bien les éditeurs là-dessus, poursuit Louise Lantagne, ils nous en ont parlé, on est ouverts à l'idée de voir comment ça évolue, comment les libraires traitent le livre québécois. On n'empêchera jamais les libraires d'importer ni d'offrir une diversité à leur clientèle ; mais on est sensibles au fait que nous, la SODEC, on pourrait valoriser une visibilité donnée au livre québécois. C'est sûr. »

LES CHAÎNES ET LES PROJETS COLLECTIFS
L'an dernier, plusieurs acteurs des librairies indépendantes s'étaient insurgés devant les montants que la SODEC avait octroyés en 2016-2017 aux librairies du groupe Renaud-Bray et Archambault.Elles avaient bénéficié de 760 000 $ du volet d'aide aux librairies, comparativement à 572 000 $ pour les librairies indépendantes et à 237 000 $ pour les coopératives scolaires.Quelque 405 000 $ avaient aussi été versés pour des « projets collectifs » de Renaud-Bray Archambault, une définition du collectif remise en question puisque les librairies sont sous même bannière.L'aide aux projets collectifs n'ayant pas encore été révisée, la situation risque-t-elle de se reproduire ?« On n'a pas les mêmes budgets, indique Catherine Boucher.On est sensibles à ce qui a été dit à l'époque sur l'application de certains critères.»

Publié le Vendredi, Novembre 23, 2018

Petit regain des librairies au Québec cette année

Le Devoir  (2017-12-15)

La tendance installée en 2006 se renverse, avec plus d'ouvertures que de fermetures en 2016-2017.

C’est un petit regain, mais il semble important, ne serait-ce que symboliquement. En 2017 et en 2016, le nombre d’ouvertures de librairies au Québec est supérieur au nombre de fermetures. Une situation qui n’était pas advenue depuis 2006.

 En colligeant les données de l’Association des librairies du Québec ainsi que celles fournies par les chaînes Renaud-Bray et Archambault, Le Devoir constate que la tendance en place depuis une décennie, entre le statu quo et la fermeture, s’est renversée depuis l’an dernier. Si ces chiffres n’incluent certainement pas toutes les librairies de la province, ils en recensent assez pour tracer un portrait parlant de la situation.

 Avec les ouvertures de Bouquinart à Gatineau, de la librairie jeunesse Le Repère à Granby, d’une nouvelle Librairie du Square à Outremont, d’un deuxième étage au Port de tête à Montréal, de la petite librairie Racines à Montréal-Nord, d’un Archambault à Saint-Romuald et d’un Renaud-Bray à Repentigny, le Québec a vu naître en 2017 sept librairies supplémentaires. Les fermetures des librairies Canaille (Lac-Mégantic) et Marché du livre (Montréal) assombrissent toutefois le tableau.

 « Alors qu’entre 2007 et 2014, le nombre d’ouvertures de librairies ne compensait pas le nombre de fermetures, nous sommes heureux de constater que, depuis 2015, il y a eu plus d’ouvertures que de fermetures. La nouvelle génération de libraires se montre dynamique et proactive. C’est réjouissant ! » a commenté la directrice générale de l’Association des libraires du Québec (ALQ), Katherine Fafard. « Cela s’explique entre autres par le fait que les librairies indépendantes sont le porte-étendard de l’achat local et qu’elles misent sur des liens forts avec la communauté. Si la concurrence étrangère inquiète, les librairies indépendantes d’ici répondent au besoin de curation des gens et sont les seules à pouvoir offrir un tel service. Elles misent sur un inventaire de plus en plus spécialisé et personnalisé. Les libraires prennent de plus en plus plaisir à faire sortir des sentiers battus les lecteurs en leur proposant des auteurs prometteurs, des titres inattendus, mais qu’ils ont envie de faire découvrir et faire vivre dans le temps. »

 De son côté, Blaise Renaud, président des chaînes de librairies Renaud-Bray et Archambault, estime « qu’au-delà des redéploiements dans certains marchés, nous ne considérons pas que les données de ces 10 dernières années sont aussi dramatiques qu’elles ne le paraissent ». Au-delà « du nombre de librairies qui ont ouvert ou fermé, ce qui importe vraiment, c’est de savoir combien de livres ont été vendus, et si globalement l’accès aux livres [neufs, d’occasion ou dans les bibliothèques] s’est amélioré pour les lecteurs et la population en général. Nous avons toujours travaillé en ce sens et on note de notre côté une amélioration constante ».

 Hausse des ventes

 Est-ce un marqueur d’une accessibilité accrue ? Les ventes en librairie seraient, elles aussi, en légère hausse. « L’année 2017 a été une année de belle croissance pour le milieu de la librairie indépendante [11 % selon les chiffres provisoires de l’Institut de la statistique du Québec] », précise le président de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec, Alexandre Bergeron, aussi propriétaire de la librairie Larico à Chambly. « Cela se remarque autant sur le plancher des librairies — il suffit de venir le constater ces jours-ci —, que sur la plateforme collective [de vente de livres en ligne] Les Libraires [leslibraires.ca], qui connaît des résultats plus que stimulants avec une augmentation des ventes de 100 % en novembre et en décembre par rapport aux mêmes périodes l’an dernier. Ce choix de coeur des lecteurs témoigne de l’apport de la librairie indépendante dans chaque communauté et d’une reconnaissance de plus en plus forte de l’achat local et responsable. »

 Il demeure que la situation n’est pas encore un rattrapage : depuis 2001, l’ALQ a comptabilisé 55 fermetures de librairies indépendantes pour 36 ouvertures. La province compte donc aujourd’hui 19 de ces magasins de moins qu’au début du siècle.

 

Publié le Vendredi, Décembre 15, 2017

Subventions: Québec a ouvert la porte à Renaud-Bray

Le Devoir  (2017-11-18)

Une décision ministérielle explique l’accès du géant des librairies aux subventions

En incluant une subvention destinée à des « projets collectifs », Renaud-Bray a obtenu plus de 1,1 million de dollars en aide de Québec l’an dernier.

C’est une « modification ministérielle » aux règles encadrant le Plan d’action sur le livre (PAL) qui a permis à Renaud-Bray de toucher la moitié des subventions d’aide aux librairies agréées en 2016-2017, a appris Le Devoir.

Selon nos informations, confirmées par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC, qui distribue les fonds octroyés par Québec), le gouvernement a fait sauter en 2016-2017 une condition d’admissibilité aux subventions qui ne pénalisait qu’un joueur : Renaud-Bray.

Jusque-là, pour avoir accès au financement, la SODEC considérait qu’une librairie agréée devait participer à Gaspard, un système d’information sur les ventes de livres. « C’était l’interprétation que faisait la SODEC de l’esprit du Plan d’action sur le livre, sans que ce soit écrit noir sur blanc », soutient une source du milieu.

Le cabinet de la ministre de la Culture, Marie Montpetit, a confirmé en soirée que « l’obligation d’adhérer à Gaspard a été appliquée pour une courte période […], mais elle s’est avérée juridiquement inapplicable. Elle a donc été retirée ».

Implanté en 2009, Gaspard enregistre chaque vente de livre à la caisse des librairies participantes. Ce faisant, il permet aux éditeurs, distributeurs et librairies d’avoir accès à différentes données colligées : état des inventaires, des commandes et des retours, quantités vendues, valeur des ventes…

Tout le réseau des librairies indépendantes utilise Gaspard. Archambault le faisait jusqu’à son rachat par Renaud-Bray, en 2015 — ce n’est plus le cas depuis. Renaud-Bray refuse d’adhérer à Gaspard sous prétexte de considérations commerciales et stratégiques.

Un million

La SODEC avait précisé plus tôt vendredi que « les nouvelles orientations du ministère de la Culture [pour 2016-2017], notamment prescrites par le PAL, ainsi que les moyens financiers supplémentaires qui y sont associés, sont à l’origine des changements qui ont mené à l’admissibilité des demandes de Renaud-Bray et d’Archambault ».

Résultat : pour la deuxième année d’application du PAL, le seul gros joueur du milieu libraire québécois (46 succursales agréées) a obtenu la moitié des sommes versées par Québec pour aider les librairies agréées. Le réseau des indépendants et les coopératives en milieu scolaire ont touché l’autre moitié. Le soutien vise la promotion et l’informatisation.

En incluant une subvention destinée à des « projets collectifs », Renaud-Bray a obtenu plus de 1,1 million de dollars en aide de Québec l’an dernier. L’année précédente (la première où le financement du PAL s’ajoutait aux programmes réguliers), le géant de la librairie n’avait rien touché en subventions, hormis quelques milliers de dollars pour le transport de livres.

Le Devoir faisait état vendredi de la vive réaction du milieu des libraires indépendants, qui estiment que l’esprit du plan d’action du gouvernement a été détourné au profit d’un acteur qui fait figure de géant dans un petit marché (46 succursales agréées pour Renaud-Bray et Archambault).

La ministre se questionne

La SODEC a indiqué en réponse que « les paramètres des programmes ne permettent pas de limiter l’accès aux subventions selon le type de librairies agréées, leur taille ou leur appartenance à un grand groupe commercial ». Qui décide de ces paramètres ? Le cabinet de Mme Montpetit répond que « les critères d’admissibilité ainsi que les barèmes et limites de l’aide financière sont soumis à l’approbation de la ministre »

Vendredi, des représentants du ministère et de la SODEC ont rencontré les représentants des libraires et des éditeurs pour expliquer la situation. Selon son attaché de presse, la ministre a demandé à la SODEC « un portrait complet de la situation pour voir si des changements ou des modifications doivent être apportés » à la manière dont Québec soutient les librairies indépendantes.
 Mardi, Mme Montpetit a annoncé l’octroi d’une aide additionnelle de deux millions pour prolonger d’une année les retombées du Plan d’action sur le livre, lancé en 2015.

Publié le Dimanche, Novembre 19, 2017

Les libraires indépendants se sentent floués par le Plan d’action de la SODEC

Le Devoir  (2017-11-17)

Renaud-Bray a largement profité du Plan d’action sur le livre visant à aider le réseau des librairies agréées de la province

Les fonds du Plan d’action sur le livre créé par Québec pour aider le réseau des librairies agréées à travers la province ont beaucoup profité au géant Renaud-Bray, révèlent des données de la SODEC. Une situation inattendue qui « scandalise » les acteurs du milieu des librairies indépendantes.

« Est-ce qu’une entreprise à maturité de l’ampleur de Renaud-Bray [RB] a vraiment besoin de l’aide de l’État ? demandait jeudi au Devoir Dominique Lemieux, directeur général de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ). Je ne crois pas. »

M. Lemieux est loin d’être le seul à s’étonner des chiffres contenus dans le rapport annuel de gestion 2016-2017 de la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) — un sujet qui occupe bien des conversations au Salon du livre de Montréal.

C’est que les librairies indépendantes du Québec ont touché l’an dernier quelque 572 000 $ dans le cadre du volet d’aide de la SODEC pour les librairies agréées. Ces sommes sont accordées en soutien à la promotion et à l’informatisation des librairies. Les coopératives en milieu scolaire — qui complètent le réseau des indépendants — ont touché 237 000 $.

Pendant la même période, les 46 succursales agréées du groupe Renaud-Bray et Archambault ont reçu près de 760 000 $. Le groupe a aussi obtenu deux subventions pour des « projets collectifs », d’une valeur de 405 000 $. Au total, c’est plus de 1,1 million que Renaud-Bray a reçu de la SODEC.

Or, c’est là une augmentation nette pour le groupe Renaud-Bray. Ces dernières années, RB ou Archambault ne s’étaient en effet jamais qualifiées pour les subventions à la promotion et à l’informatisation destinées aux librairies. Les rapports annuels de la SODEC montrent que les deux chaînes touchaient chaque année moins de 10 000 $ en soutien, toujours pour le transport de livres pour les succursales éloignées. Rien de plus.

« Il y a toujours eu des demandes, mais Renaud-Bray n’a jamais reçu [avant l’an dernier] d’autres subventions que celle pour le transport », confirme la porte-parole de l’entreprise, Denise Courteau. Celle-ci a autrement renvoyé nos questions vers la SODEC. « Nous ne commentons jamais une controverse sur la place publique. »

La SODEC révisera

Que s’est-il donc passé pour que Renaud-Bray obtienne subitement des sommes qui lui échappaient auparavant ? Dans une réponse écrite transmise jeudi soir au Devoir, la SODEC constate que « pour l’instant, les paramètres des programmes ne permettent pas de limiter l’accès aux subventions selon le type de librairies agréées, leur taille ou leur appartenance à un grand groupe commercial ».

La société promet des changements dans son programme d’ici un an pour tenir compte des « réalités des divers points de vente », notamment. Mais on n’explique pas précisément ce qui a changé entre 2015-2016 et 2016-2017 dans le traitement des demandes de Renaud-Bray. En coulisses, plusieurs intervenants évoquent un lobbyisme important de la part de la chaîne de librairies.

La SODEC se contente de noter qu’« Archambault et Renaud-Bray ont bénéficié d’un soutien seulement la deuxième année » du plan d’action. Étalées sur deux ans, les subventions reçues par la chaîne représentent le quart de l’enveloppe pour les librairies, tempère-t-on. C’est d’ailleurs le message que la SODEC a transmis aux intervenants du milieu lors d’une rencontre tenue dans les derniers jours.

Le plan d’action de Québec prévoyait 5,7 millions sur deux ans pour « optimiser la performance des librairies agréées ». L’agrément est un statut accordé par le ministère de la Culture à des librairies qui peuvent ainsi vendre des livres aux acheteurs institutionnels (bibliothèques, écoles, ministères…). C’est la porte d’entrée aux subventions.

Le coup de pouce de Québec a fait passer le budget de l’aide aux librairies agréées de 911 000 $ en 2014-2015 à 1,2 million l’année suivante et à 1,5 million l’an dernier — toujours pour les volets promotion ou informatisation.

Détriment

Mais peu importe les détails : les libraires indépendants estiment que l’arrivée fracassante de Renaud-Bray sur le marché des subventions s’est faite au détriment de leur propre réseau, qui compte quelque 140 librairies.

« Quand on fait la comparaison entre 2015-2016 et 2016-2017, malgré l’augmentation des sommes investies, on remarque que les librairies indépendantes ont perdu près de 300 000 $ pour la promotion et que les coopératives ont perdu 140 000 $ pour l’informatisation », dit Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des libraires du Québec (ALQ).

« Dans le passé, poursuit Mme Fafard, l’aide aux librairies agréées a toujours été comprise comme étant une aide aux indépendants, parce que le budget était petit. Quand le Plan d’action sur le livre a été annoncé par Québec, on a applaudi à la bonification du programme d’aide aux librairies agréées. On pensait que c’était une bonne nouvelle, jusqu’à ce qu’on voit les données 2016-2017. »

« Il y a vraiment un aspect scandaleux dans ce qu’on voit aujourd’hui, dit Dominique Lemieux. Le plan d’action de Québec devait soutenir la bibliodiversité. Ce n’est pas ce qui a été fait. » La situation est aussi qualifiée d’ « aberrante » par l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).

Le cabinet de la ministre de la Culture, Marie Montpetit, n’a pas souhaité commenter le dossier jeudi.

Publié le Vendredi, Novembre 17, 2017

La librairie "Le Port de tête" ouvre un second point de vente

Le personnel du "Port de tête" est fier de vous annoncer qu'un second point de vente a été ouvert juste en face de la librairie actuelle. En effet, la librairie prenant de l'expansion, cet espace supplémentaire était le bienvenue. Venez nous visiter!

 

Publié le Mercredi, Novembre 1, 2017

La "Librairie du Square" ouvre une succursale à Outremont

Depuis le 20 octobre 2017, la Librairie du Square est heureuse d'accueillir sa clientèle d'Outremont et des environs au 1061, avenue Bernard.

https://revue.leslibraires.ca/actualites/le-monde-du-livre/une-deuxieme-...

Publié le Mercredi, Novembre 1, 2017

La librairie "Planète BD" s'informatise!

Afin de mieux servir sa clientèle de passionné(e)s de BD, la librairie a choisie le logiciel "Alibi" pour la gestion de son inventaire.

http://www.planetebd.ca/

 

Publié le Mercredi, Novembre 1, 2017

Librairie L’Exèdre à Trois-Rivières

L’Association des libraires du Québec (ALQ) est fière de remettre pour la cinquième année son Prix d’excellence, qui honore un(e) libraire certifié(e) en soulignant son travail exceptionnel. La lauréate 2017, Audrey Martel, libraire à la Librairie L’Exèdre à Trois-Rivières, s’est démarquée par ses talents de communicatrice, son dynamisme hors du commun et son implication sans limites.

Pour lire l'article complet, rendez-vous à:

http://www.alq.qc.ca/2017/05/09/audrey-martel-remporte-5e-prix-dexcellen...

Publié le Mardi, Mai 9, 2017

Bienvenue à la librairie L'intrigue

Des ex-employé(e)s de la librairie Daigneault ont reconnu la valeur d'Alibi et ont décidé de l'utiliser dans leur nouvelle librairie.

Nous leur souhaitons tout le succès attendu et espérons qu'Alibi leur donnera entière satisfaction et de bons résultats dans leur gestion quotidienne.

Publié le Vendredi, Novembre 11, 2016

LA LIBRAIRIE IMAGINE DÉCIDE DE FAIRE CONFIANCE AU LOGICIEL ALIBI-TOTAL

Depuis début juin, la librairie Imagine, basée à Laval, a opté pour l'utilisation du logiciel ALIBI-TOTAL, pour une gestion complète et simplifiée de son activité.

Nous la remercions pour sa confiance, et lui souhaitons beaucoup de succès.

 

http://www.logiciel-alibi.com/clients

Publié le Mercredi, Juin 22, 2016

Deux nouvelles librairies rejoignent le réseau Alibi

Les libraires du Square à Montréal et Canaille à Lac-Mégantic ont choisis ALIBI pour gérer les stocks, la vente et la comptabilité de leur commerce. Elles intègrent ainsi le réseau des utilisateurs d'ALIBI.

La libraire du Square a opté pour ALIBI-TOTAL puis Canaille a choisi ALIBI-STOCK.

Nous leur souhaitons beaucoup de succès !

Publié le Vendredi, Janvier 29, 2016

La librairie Carpe Diem a choisi "ALIBI-TOTAL" pour sa gestion des stocks

La libraire Carpe Diem fait confiance au logiciel ALIBI-TOTAL. La librairie de Mont-Tremblant fait désormais parti des utilisateurs d'Alibi !
Nous leur souhaitons beaucoup de succès !

Librairie Carpe Diem
814 Rue de Saint Jovite
Mont-Tremblant, QC
J8E 3J8 - Canada

(819) 717 1313
info@librairiecarpediem.com

Publié le Jeudi, Septembre 25, 2014

Perro Libraire opte pour la version Stock du logiciel Alibi

Nous sommes fiers d'accueillir Perro Libraire en tant que nouvel utilisateur du logiciel Alibi. Perro Libraire est située au 580, avenue du Marché, Shawinigan (QC) G9N 0C8

Publié le Jeudi, Janvier 9, 2014

La librairie le Port de Tête opte pour la version Stock du logiciel Alibi.

Nous sommes fiers d'accueillir la librairie Le Port de Tête en tant que nouvel utilisateur du logiciel Alibi. La librairie Le Port de Tête est située au 262 Est Mont-Royal, Montréal, QC H2T 1P5.

Publié le Vendredi, Janvier 11, 2013

Les librairies indépendantes du Québec prennent le virage du livre numérique.

Québec, le 01 mars 2010 – Les librairies indépendantes du Québec (LIQ) se positionnent aujourd’hui au cœur de la révolution numérique. Elles offrent dorénavant une large sélection de livres numériques québécois sur le site transactionnel www.livresquebecois.com, l’unique portail dédié à la littérature d’ici. Le résultat est le fruit d’une entente avec les éditeurs présents dans l’entrepôt ANEL-De Marque.

Tous les livres numériques des éditeurs québécois se retrouvent sur www.livresquebecois.com. Déjà, plus de 1 400 titres sont disponibles. Vous partez à New York? Venez télécharger le chapitre Restaurants de New York (Ulysse)! Votre ado rouspète constamment ? En un clic, attaquez-vous au problème avec Ados : Mode d’emploi (Hôpital Ste-Justine). Envie d’un bon roman à minuit trente ? Vous serez satisfait avec La mémoire du lac de Joël Champetier (Alire). Mères excédées en déficit de sommeil ? Vous vous reconnaitrez dans les Chroniques d’une mère indigne de Caroline Allard (Septentrion).

Chose certaine, les LIQ ne craignent pas l’arrivée du livre électronique. Au contraire, peu importe le format du livre, le rôle fondamental des LIQ subsistera. Les libraires continueront de se démarquer par la qualité de leur service et la richesse de leurs conseils. Ceux qui lisent pour le plaisir, ceux qui aiment tourner les pages d’un livre, ceux qui chérissent leurs bibliothèques, ceux-là demeureront longtemps « papier ». Autant pour eux que pour les adeptes du numérique, les LIQ conserveront leur importance.

www.livresquebecois.com

Développé par les LIQ, le site transactionnel www.livresquebecois.com est l’outil idéal pour faire connaître la littérature québécoise aux francophones de tous les horizons. Avec plus de 100 000 visiteurs par mois, le site rejoint des francophones et francophiles d’ici et d’ailleurs. On y retrouve, de façon exhaustive, les catalogues des éditeurs québécois. L’internaute peut bouquiner parmi les coups de cœur de libraires et commander en toute sécurité les livres de son choix.

Les LIQ

Les librairies indépendantes du Québec constituent, de loin, le plus grand diffuseur de livres au Québec. En plus de compter sur la force du nombre, les LIQ défendent, dans un sain esprit de compétition, ce qui les distingue des chaînes et grandes surfaces : la proximité, la diversité et la qualité du service. Plus de 80 librairies indépendantes réparties sur l’ensemble du territoire québécois et franco-canadien font partie du regroupement. Les LIQ ont notamment développé le magazine le libraire et sa version Internet www.lelibraire.org, deux outils d’information et de conseils. Les LIQ travaillent en symbiose avec l’Association des libraires du Québec (ALQ).

Venez acheter vos livres, numérique ou papier, sur le site des LIQ au www.livresquebecois.com.

Publié le Mercredi, Mars 3, 2010

La librairie L'Option opte pour la version Stock du logiciel Alibi.

Nous sommes fièrs d'accueillir la librairie L'Option en tant que nouvel utilisateur du logiciel Alibi. La librairie L'Option est située au 625, 1 rue, La Pocatière, QC G0R 1Z0.

Publié le Jeudi, Janvier 29, 2009